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Bordel.

Ce samedi est un samedi assez fréquent dans mon monde, un samedi où je range.

Je suis de celles qui accumulent des choses, papiers, bouquins, revues, documentations diverses et petites merdes en tout genre. J’ai une tonne cinq de fringues en bazar dans ma commode, un petit meuble à tiroir que je n’ouvre presque jamais et qui est plein de choses tout à fait inutiles que je garde au cas où.

Je hais ce coté de ma personnalité - certains disent que ça a rapport avec mon coté créatif, mouais - et je fantasme sur un appartement vide et blanc, où je saurais garder que ce qui me sert vraiment, ma pierzyna, mon ordinateur, les papiers de la banque, quelques fringues, mes consoles, deux sacs et mon panier de couture.

Alors je m’y attelle, à chaque fois le coeur gorgé d’envie après avoir zoné sur des sites d’appartements new-yorkais juste parfaits, et à chaque fois, je me retrouve gavée devant des tas soigneusement disposés de choses diverses. Est ce que je vais vraiment me servir de toutes ces tonnes de papier vergé ? Mais je ne peux pas le jeter, ça serait du gâchis. Vais-je un jour remettre cette ceinture ou ce foulard ? Peut être. Et ces bougeoirs, je les adore, mais je n’ai pas la place pour les mettre quelque part. Mes livres sur le design que j’ouvre une fois par an mais dont je ne peux me séparer, parce que sont des livres, qu’ils m’ont coûté la peau des fesses. Mes sacs à mains. J’en ai une tonne. Je me sert de cinq d’entre eux maximum.

Je mise beaucoup d’espoir dans le déménagement prochain et programmé de mes parents dans une maison avec une cave. Ou je pourrais, comme des millions de gens, j’en suis sur, me délester de l’inutile sans subir l’hésitation maladive au moment de vider les sacs en plastique noir dans le bac commun de l’immeuble.

Alors que je sais que la probabilité que je me resserve de ces choses est minime.

Il faut se rendre à l’évidence. Je suis tarée.

Interviou.

Une ITW de Portishead réalisée il y a quelque temps par votre humble hôtesse et filmée par Extermitent, des gens bien gentils et très doués.

Ya du café gratuit, je vais pas me plaindre.

Oui enfin quelque chose de consistant à dire, entre deux mots sur twitter ou tumblr (étape passée - news prochain post). Enfin, consistant… Bref.
Drôle de sensation en fin d’après midi, je me retrouve à faire mon travail.

Mon travail… Par mon travail, j’entend celui pour lequel j’ai été embauché. Mais après tout, c’est peut être celui que je fais (et qui n’est à la base pas celui pour lequel j’ai été embauchée) ? Ou celui qui fait suite à mes études (qui n’est pas.. enfin vous avez compris) ? Ou encore celui que j’aimerais faire, ou que je faisais avant, ou que j’ai appris sur le tas, bref.
On est jeune et on est ambitieux, on rechingne pas à faire passer nos boulot avant tout, et on se retrouve surchargés de taches annexes parce qu’on, est bien gentil ou parce que personne le fait/peut le faire et que ça doit être fait (instinct de dévotion dû à mes origines et à mon éducation ? connerie intersidérale ? syndrome blonde ?).

Bref.
En me retrouvant devant mon fichier Illustrator vide, mon stylet dans la main et un bloc de feuilles griffonnées au critérium 0,7 et 2, maintenu avec deux pinces à dessin, je me suis retrouvée à penser que je faisais mon travail, défini non pas par toutes les solutions exposées dans le paragraphe précédent, mais juste par la plus simple et plus juste des interprétations : ce que j’aime et ce que je sais faire.

C’est con, hein ?
Et c’est ce que je n’avais pas fait depuis un certain temps, à être coincée entre des vérifications de maquettes, des envois de mail, des specs à écrire, des intégrations pures… c’est en fait finalement assez rare que je fasse de la créa, de la vraie, celle qui fait sortir la gomme et l’inspiration, les crayons sanguine et les critériums.

Aléa de la vie de graphiste moderne qui bosse en sous effectif, c’est banal, j’en convient.

En un an (putain, un an) tout a changé ici. Ma fonction aussi, et je me retrouve à courir comme un poulet sans tête pour que ma situation se clarifie.
J’ai beau avoir - visiblement - des talents que je ne me connaissais pas pour les plannings et les workflow, mon dada, mon truc, ma passion, c’est l’image, les typos, les recherches, le code à bidouiller, les références graphiques, les Maeda, Norman et autres Tufte, ce qui me fait lever le matin c’est la recherche et les tâtonnements dans des fichiers illustrator, les calages de repères et les représentations d’infos.
Non pas que je haïsse ce que je fais. Je me perd - et pire, je bacle des choses - dans la désorganisation de mes taches diverses et variées (et j’ose le dire, dans le management catastrophique s’il n’est pas inexistant de la part de la personne au dessus de moi). C’est ubuesque de mal gérer ses propres tâches quand on vous assigne celle de gérer celles des autres, mais c’est la triste vérité.
Je voudrais bien n’avoir un boulot, et qu’on arrête de me prendre pour une pieuvre un peu bonne poire. L’un des deux- mais un seul.
Vil souhait de jeune fille bien placée - relativement bon salaire, bonnes conditions de travail - mais souhait quand même.

Enfin bon…
… ya du café gratuit, je vais pas me plaindre.

Tumblr, le blog et moi, suite.

Oui donc. Le Tumblr, c’est bien,  c’est rapide ça vient du coeur et ça me fait causer anglais et tout.Donc, qui connaît un module qui permet de poster ses Tumblr en WP ? (celui qui me dit “ouais, t’as qu’a ouvrir ton WP et faire l’effort de coller du code dedans” peut se taire.) 

Tumblritation

Bizarre d’ouvrir cette fenêtre Wordpress au moins trois fois par jour et de la refermer au bout de trois lignes tapées.
Alors… ouvrir un Tumblr et garder ce belogue pour parler de sujets sérieux (rocknroll et webdesign ?)
Ou me servir de ce blog comme d’un Tumblr grace au plugin Quickpost ?
Je réfléchis à tout ça. Le Tumblr correspond beaucoup plus à mon usage quotidien du blog, Wordpress plus à des envies de posts plus longs sur des sujets qui méritent plus de place…
Réponse et désision dans quelques jours.

Création.

Discussion capté quelque part dans l’univers du monde, dans une agence de création, 19h47.

“Eh, les mecs, je viens d’avoir un mail là, je crois qu’on a oublié de rendre un projet.
- Qu’est ce que tu … ah oui mince, j’avais complètement oublié ce truc.
- Mmm, moi aussi.
- Ben qu’est ce qu’on fait du coup ? On a 10 minutes…
- Euh, ben, chépa… T’as pas un truc en haute def qui traîne sur ton bureau… mmm, attend les vielles justifs du musée d’orsay, ouais voilà, pis c’est quoi la dernière typo que t’as ouverte dans Photoshop ? Ouais voilà, met ça, centre un peu, ah, ajoute deux trois taches à la brosse par défaut, bon ben voilà on envoie comme ça et on verra bien, hein. Bon c’est pas tout, j’ai tennis de table ce soir avec ma femme, je file, à demain, hein. “

C'est moche.

EDIT: Oui, c’est bien la couverture du prochain Coldplay. Oui, elle est moche.

Mpfr.

Mmm, je suis un peu dans l’étau boulot d’un coté / mémoire de l’autre en ce moment - avec une grande envie de me laisser du temps pour voir venir, glandouiller sur Smashing Magazine et Fffound.

Et paf, tu te rend compte que la vie inventa les jours fériés et les jours de congés à prendre obligatoirement, et que tu auras donc 9 jours de vacances/ponts/jours où tu bosses pas ce mois ci, et que franchement, ça te noie ton planning d’équipe au boulot, mais qu’est ce que c’est bon pour l’esprit.

NonFat.

Ayai, j’ai investi dans une wiifit, qui me dit que je suis en sous poids et que j’ai 20 ans.

J’adore ce truc.

De mes vies.

Il est parfois difficile d’avoir plusieurs vies. Ça fait maintenant six mois que je navigue officiellement entre travail et cours et rocknroll, projets d’école et besoins d’entreprise et reviews. Encore que s’il on compte le free lance, ça fait presque deux ans.Deux ans pendant lesquels les j’ai aussi tenté de garder une vie amoureuse, de prendre soin de mes amis et de continuer à cultiver mes passions diverses pour la cuisine, la couture et d’autres choses diverses et honteuses. Quelques jours après mon anniversaire, ça sent un peu le bilan rituel, mais bon.

Je n’ai jamais regretté le fait d’avoir commencé à travailler tôt - et je me retrouve aujourd’hui dans une équipe où le stagiaire est plus vieux que moi -, je sens juste le poids des responsabilités s’enfoncer au dessus de ma tête un peu plus tout les jours.
Je vis en ce moment une drôle de période professionnelle, où des choses se nouent et se dénouent, se présentent et évoluent.
C’est la vie, me direz vous.

Oui, mais là c’est la mienne - et ça fait bizarre, au fond.

Aventure


Muszynskast 01: Phoebe Killdeer & The Short Straws
par muszynskast

Voilà, c’est une nouvelle aventure qui commence.
Enjoiiii.

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